Projet municipal 2020-2026 du RN de Saint-Nazaire

Projet municipal 2020-2026 du RN de Saint-Nazaire


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Nazairiennes, Nazairiens, vous le savez, vous aurez à élire votre maire par le suffrage universel, les 15 et 22 mars prochains. Ce vote de l’élection municipale, qui est essentiel pour la bonne vie démocratique de notre commune, nous engage pour les six prochaines années.

Candidat à la Mairie de Sant-Nazaire depuis ces derniers mois, je suis soucieux du fait que cette campagne soit pour nous tous l’occasion d’un débat d’idées : projet contre projet. Au-delà d’une approche politique des enjeux communaux c’est une approche philosophique que doit aborder en conscience chaque candidat, sans considération partisane excessive, mais avec le souci premier due l’intérêt général des Nazairiens, du bien commun.

Fort de ce constat, si vous m’élisez en mars prochain comme maire de Saint-Nazaire, j’aurai à cœur d’être le maire de l’ensemble des Nazairiens, y compris de ceux qui n’auront pas voté, y compris, de même, de ceux qui n’auront pas voté pour moi.

Un maire n’est pas le chef d’un clan. Il est garant de l’intérêt supérieur de sa commune, et de l’ensemble de ses administrés.

Gauthier BOUCHET

► ENGAGEMENT N° 01

Une vie municipale plus transparente et collective

Le maire de Saint-Nazaire n’est pas le chef d’un parti. Pas davantage, il ne doit agir pour le seul compte de ses électeurs. Le maire de Saint-Nazaire doit être celui de tous ses administrés, sans distinction, y compris de ceux se sont abstenu, ou qui n’ont pas voté pour lui.

La vie municipale doit devenir beaucoup moins opaque qu’elle n’est depuis ces dernières années. L’ensemble des Nazairiens doit avoir davantage de prise sur les décisions du conseil municipal, par une meilleure organisation des séances, notamment. Car pour davantage intéresser les Nazairiens à la vie publique, encore faut-il s’en donner tous les moyens.

  • Nous fixerons un nombre plafond de cinquante délibérations pour chaque conseil municipal, afin de rationnaliser les conseils de viser une durée de quatre à cinq heures pour chacun.
  • Nous augmenterons le nombre de conseils (tous les deux mois), car l’on ne peut en effet faire un travail sérieux avec tant de rapports à étudier en si peu de jours, avec des moyens bénévoles, ce qui constitue selon nous un déni de démocratie.
  • Nous remettrons en place les conseils municipaux à dix-huit heures, comme dans la plupart des communes — et comme jusqu’en 2015 à Saint-Nazaire — afin de ne pas écarter les élus ayant une vie professionnelle.
  • Nous remettrons les questions préalables en introduction des conseils municipaux, comme il est d’usage, considérant que les avoir disposées en fin de séance a contribué à en diminuer la portée.
  • Nous accepterons la mise au vote de n’importe quel amendement, même s’il est contre la vision politique portée par la majorité municipale, pour peu qu’il soit déposé dans les formes et dans les temps.

► ENGAGEMENT N° 02

Une démocratie communale renforcée et apaisée, des administrés mieux associés aux politiques publiques

Le bon exercice de la démocratie se pratique d’abord à l’échelle de la commune. Les habitants de Saint-Nazaire ne sont pour l’instant pas assez associés à la conception des politiques publiques qui pourtant, les concernent au premier chef. Il faudra donc favoriser cette association.

Ce bon exercice de la démocratie locale passe notamment par une refonte du tout récent droit d’interpellation citoyenne. Il conviendrait de le placer à un juste niveau : recueillir 2 500 signatures dans une commune de 71 000 habitants (soit plus de 5 % du corps électoral) est pratiquement impossible. Aussi, le RN propose-t-il que ce seuil soit abaissé à 1 000, et que le débat consécutif au conseil municipal débouche automatiquement sur une votation dont l’issue ait valeur de décision.

  • Nous abaisserons le seuil d’organisation du droit d’interpellation citoyenne de 2 500 à 1 000 signatures.
  • Nous n’engagerons pas la commune dans le vote électronique, lors de prochaines élections.
  • Nous disposerons de manière permanente un cahier de doléances dans le hall de l’Hôtel de ville, dont le contenu sera synthétisé et publié annuellement.
  • Nous respecterons les oppositions municipales dans leur expression, sans commentaire des interventions et des votes, et assurerons les cérémonies patriotiques de même, plus généralement, que toute allocution du maire ou de l’équipe municipale sans politisation ni consigne, et avec impartialité.
  • Nous organiserons un droit d’expression pour des particuliers et associations au conseil municipal, avec au maximum une demi-heure d’expression libre par conseil, à raison de deux minutes par intervenant.

► ENGAGEMENT N° 03

Des élus moins coûteux pour la collectivité, et davantage à son service

Nous considérons le train de vie des élus comme trop élevé. Cette position a toujours été la nôtre au conseil municipal. Inlassablement, nous avons fait la demande d’une baisse des indemnités, laquelle n’a jamais été accordée par la majorité.

De même, nous estimons que le maire s’entoure de trop adjoints. Il convient de rationnaliser les délégations, et d’en diminuer le nombre. Certaines délégations semblent d’ailleurs faire doubler.

  • Nous diminuerons les indemnités des élus de 30 %, et de 50 % pour le maire, qui fera exemple avec un traitement dorénavant plafonné à 1 800 euros par mois, soit une économie sur le municipe de 1,5 million d’euros.
  • Nous diminuerons le nombre de délégations d’adjoints aux maires, pour ne plus en garder que dix, avec des prérogatives mieux établies.
  • Nous supprimerons les places gratuites aux spectacles attribuées aux élus, comme par exemple celles aux Escales.
  • Nous transférerons la cérémonie du maire aux corps constitués depuis le Théâtre Simone Veil jusqu’à l’Hôtel de ville, pour un coût moindre et plus de sobriété.
  • Nous réduirons les frais de communication de la Ville en général, et, en particulier, le dispositif des « Rendez-vous du maire », pour lequels nous supprimerons les publicités payées par la collectivité, au profit d’une publicité gratuite sur Internet.

► ENGAGEMENT N° 04

Des finances communales assainies, une dette progressivement diminuée

La situation budgétaire de la Ville de Saint-Nazaire n’est pas si bonne que le laisse entendre l’équipe sortante. En réalité, l’encours de dette s’accroit : en cinq ans, la dette a ainsi grimpé de 60 %. Et les investissements les plus prioritaires ne sont pas forcément accomplis.

Ce faisant, l’argument classique de l’équipe sortante, selon lequel notre niveau de dette est dans la moyenne de notre strate démographique – les villes de 50 000 à 80 000 habitants – ne tient plus vraiment. C’est en particulier le grand Plan stratégique du mandat actuel qui a alourdi l’endettement. Or, celui-ci comprenait de bonnes choses, comme la rénovation de la gare ou des archives, il a également impliqué beaucoup de dépenses superflues.

  • Nous stabiliserons immédiatement la dette, avant de la diminuer à mi-mandat, de 2 % pour an.
  • Nous ne contracterons pas de prêts toxiques pour l’emprunt.
  • Nous mettrons en place une part de budget participatif, pour réaliser directement les propositions d’investissements émanant des conseils citoyens de quartiers.
  • Nous réattribuerons la présidence de la commission des Finances à un membre de la majorité municipale, tout en associant davantage l’opposition aux arbitrages budgétaires et à la répartition des crédits.
  • Nous supprimerons la surtaxation de 60 % sur les résidences secondaires, dont nous considérons quelle constitue une entrave au droit de propriété.

► ENGAGEMENT N° 05

Un rapport nouveau à l’intercommunalité

Avec nous, le maire de Saint-Nazaire ne présidera plus la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’Estuaire (CARENE). Que le maire d’une ville-centre gère automatiquement son intercommunalité nous semble être une pratique dépassée. C’est la politique du XXe siècle, des clientèles et des obligés.

Une dissociation de la  fonction de maire et de président d’intercommunalité est possible — elle existe d’ailleurs dans d’autres villes de l’Ouest, y compris gérées par la gauche — et, selon nous, utile. Cette possibilité est d’ailleurs reprise par certains de nos concurrents dans cette élection. Que ne l’ont-ils pas fait avant, lorsqu’ils étaient aux responsabilités !

  • Nous participerons à la majorité future du conseil communautaire, sans cependant que le maire de Saint-Nazaire en prenne la présidence, afin de se consacrer pleinement à son mandat principal.
  • Nous cesserons le recrutement de chargés de missions thématiques, considérant qu’ils sont déjà assez nombreux à travailler pour l’intercommunalité.
  • Nous rationnaliserons les directions de services, en supprimant au cas par cas les postes les moins utiles.
  • Nous diffuserons les conseils communautaires en direct vidéo sur Internet.
  • Nous décentraliserons certaines séances du conseil communautaire, dans les différentes communes.

► ENGAGEMENT N° 06

Une coopération différente avec la métropole nantaise

Saint-Nazaire n’est pas une périphérie de la métropole nantaise. Notre territoire mérite d’être considéré à part entière, pour ce qu’il est, et non pas comme un espace sous dépendance. Nous devons donc quitter un certain nombre de structures nous liant excessivement à la métropole de Nantes, dont le Pôle métropolitain de Nantes-Saint-Nazaire.

Durant le mandat 2014-2020, le financement du Pôle par les communes de la CARENE a coûté environ 930 000 euros, la part de la Ville de Saint-Nazaire équivalant à 500 000. Ce quasi-million de la CARENE, prélevé sur l’impôt des habitants de l’agglomération nazairienne, pourrait certainement être mieux employé. Avec le RN à la Mairie de Saint-Nazaire, la sortie de la CARENE du Pôle sera proposée au vote du conseil communautaire dès 2020, et, vu la composition du conseil, acquise : cette sortie sera donc source d’économies pour les Nazairiens.

  • Nous ne participerons plus au Pôle métropolitain de Nantes-Saint-Nazaire, ce qui dégagera une économie de 500 000 euros par an.
  • Nous quitterons le Pôle métropolitain Loire-Bretagne.
  • Nous cesserons le financement de la revue Place publique, qui promeut de manière politisée la métropole nantaise.
  • Nous diminuerons de moitié le financement par la Ville de la chaîne de télévision nantaise TéléNantes.
  • Nous ferons savoir notre opposition à toute volonté d’une réunification des régions de l’Ouest et aux politiques de métropolisation en général.

► ENGAGEMENT N° 07

Une politique culturelle réellement populaire

À Saint-Nazaire comme ailleurs, la culture ne doit pas s’adresser qu’à une élite. Elle doit être destinée à tous. C’est cette volonté d’une politique culturelle populaire que nous affirmons dans notre projet municipal.

Historiquement, Saint-Nazaire est une ville populaire et ouvrière, une terre d’industrie. Ces trois éléments doivent donc être pleinement intégrés dans la politique culturelle de la prochaine majorité municipale. L’équipe sortante aura trop eu tendance à oublier d’où viennent les Nazairiens, et comment cette ville s’est pratiquement créée de zéro, avec la révolution industrielle et la construction des chantiers navals : cela doit être rappelé, et valorisé.

  • Nous organiserons annuellement une seconde Journée du patrimoine, au début de la saison touristique.
  • Nous baisserons le tarif d’entrée des Escales, et créerons des tarifs jeune et familial.
  • Nous nous retirerons du statut de ville euro-citoyenne, qui consacre une prétendue « citoyenneté européenne » à laquelle nous ne croyons pas.
  • Nous mettrons en ligne sur le site de la Ville un index des anciens maires de Saint-Nazaire, avec courtes notices biographiques.
  • Nous créerons un musée des industries navale et aéronautique.

► ENGAGEMENT N° 08

Une identité bretonne reconnue et promue

Notre approche culturelle doit bien sûr pleinement prendre en compte le caractère breton de Saint-Nazaire. Nous revendiquons que Saint-Nazaire a toujours été et doit demeurer une ville bretonne, ce que ne prétendent pas tous les candidats en lice, loin de là. Cette identité bretonne doit donc être reconnue.

Bien sûr, pour nous, l’identité de Saint-Nazaire est bretonne. Elle n’est pas que cela, mais, au-delà des frontières administratives, nous considérons la Cité portuaire comme partie intégrante, tant historiquement que culturellement, de l’espace breton. C’est ce pourquoi nous demandons depuis plusieurs années un pavoisement des bâtiments publics nazairiens incluant le Gwenn ha Du, la hausse des subventionnements aux structures locales promouvant la culture et la langues bretonne : école Diwan, Office public de la langue bretonne.

  • Nous pavoiserons les bâtiments publics du Gwenn ha Du — le drapeau breton — dont l’achat sera financé par la revente des drapeaux européens ornant ces mêmes bâtiments, soit une opération à coût zéro pour la collectivité.
  • Nous augmenterons le subventionnement public destiné à l’école Diwan de Saint-Nazaire et à l’Office public de la langue bretonne (OPLB).
  • Nous organiserons une semaine du goût breton dans les cantines scolaires, ainsi qu’une fête municipale de la crêpe et de la galette bretonne.
  • Nous encouragerons la création d’une société historique nazairienne qui s’intéresse à la question de l’identité et de l’histoire bretonnes, mais puisse également aller au-delà dans ses problématiques de recherche.
  • Nous mettrons en place le blasonnement des plaques des rues les plus emblématiques de Saint-Nazaire, avec mention de la devise et présence des armoiries de la ville.

► ENGAGEMENT N° 09

La sécurité partout et pour tous, avec notamment une vraie police municipale

L’insécurité à Saint-Nazaire est un vrai problème. Celle-ci se développe sous de nouvelles formes : vols avec violence, tirs d’armes à feu, rodéos nocturnes (et même en plein jour)… Et elle touche désormais l’ensemble des quartiers de la ville.

Nazairiens, pouvez-vous dire que notre ville est plus sûre aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a cinq ans ? Pour le RN, c’est loin d’être le cas… Des mesures s’imposent.

  • Nous augmenterons les effectifs de la Police municipale, laquelle passera de dix à vingt-cinq agents, sera armée, et dotée de gilets pare-balles ainsi que d’une brigade canine, afin d’enrayer le trafic de drogue.
  • Nous mettrons en place un « Plan cent caméras » pour se rapprocher de la moyenne nationale d’une caméra pour soixante habitants, avec des caméras-dômes rotatives dans chaque quartier de la commune, une attention spécifique autour des écoles, et la création d’un centre de supervision urbain (CSU).
  • Nous délivrerons des boîtiers d’alarmes portatifs aux directeurs d’écoles, pour prévenir les risques d’intrusion dans les établissements scolaires.
  • Nous prendrons des arrêtés municipaux contre l’emploi de drapeaux étrangers lors des manifestations sportives.
  • Nous cesserons l’extinction nocturne partielle de l’éclairage public, et repenserons l’éclairage des pistes cyclables, pour éclairer les pistes et non la chaussée.

► ENGAGEMENT N° 10

Une voirie propre et entretenue

La voirie n’est pas assez entretenue à Saint-Nazaire. Le sous-investissement y est chronique. Il faudrait en effet y mettre de l’ordre de 3,5 millions d’euros annuellement, contre 1 million aujourd’hui.

L’on ne compte plus le nombre de rues où la circulation à pied est parfois difficile, et celle à vélo ou à fauteuil roulant, dangereuse : rues de Bretagne, de Savary, à Villès-Martin, square du Prazillon, etc. Les expérimentations de la Mairie concernant l’extinction de l’éclairage public n’arrangent d’ailleurs pas les choses, ajouter du risque, de même que l’absence d’éclairage public dans certains secteurs de la ville, comme au Grand Marsac.

  • Nous triplerons l’investissement dans l’entretien de la voirie municipale, avec une attention accrue sur l’enlèvement des feuilles mortes, qui présentent un risque accidentogène par temps humide, surtout pour les personnes âgées.
  • Nous organiserons une plateforme de ramassage citoyen bénévole des ordures, pour responsabiliser les usagers.
  • Nous augmenterons progressivement le nombre de conteneurs enterrés, pour la collecte des ordures.
  • Nous demanderons à l’agglomération une baisse de 10 % de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

► ENGAGEMENT N° 11

Des transports publics sûrs, performants et accessibles

Le réseau de transports publics STRAN est loin de remplir tous ses engagements. Les Nazairiens ne doivent plus prendre le bus avec l’incertitude, en particulier les femmes et les personnes âgées, particulièrement exposés à l’insécurité. Comme dans la rue, on ne compte plus les agressions : vitres caillassées, journée de « la Purge » en 2018, dégradations d’aubettes, etc.

Pour nous, la priorité concernant les transports publics nazairiens tient dans la sûreté et l’efficacité du réseau. Il ne s’agit pas de pratiquer une course aux promesses, comme celle d’une seconde ligne Hélyce, projet qui n’est pas le nôtre.

  • Nous augmenterons l’amplitude horaire des bus de la Société des transports de l’agglomération nazairienne (STRAN) le soir, jusqu’à 22 heures, tous les jours, étendront les lignes Hélyce jusqu’à 1 heure 30 du matin et ne ferons pas de nouvelle ligne Hélyce.
  • Nous engagerons des agents de sûreté, qui assureront la sécurité du réseau, à raison d’un agent pour quinze bus, et mettront ainsi fin au dispositif des véhicules-suiveurs, qui ne seront plus nécessaires.
  • Nous ouvrirons un service de billetterie en ligne (tickets unitaires et carnets de tickets) et abrogerons la réduction tarifaire de 90 % octroyée aux demandeurs d’asile sur le réseau STRAN.
  • Nous rétablirons l’assurance sur les vélos à assistance électrique (VAE) Vélycéo, au choix de l’utilisateur.
  • Nous organiserons un appel d’offres, pour une éventuelle prise en charge de l’entretien des transports publics par des entreprises privées.

► ENGAGEMENT N° 12

Défendre le commerce et l’artisanat à Saint-Nazaire

Loin des affirmations définitives de la majorité municipale, la vitalité économique de Saint-Nazaire et de son agglomération est plus qu’incertaine. Les choses vont certes mieux que par le passé, et l’image de la Cité portuaire change. Mais ce « mieux » arrive lentement et par à-coups.

En réalité, des fractions entières du territoire nazairien stagnent, voire s’appauvrissent. Et beaucoup de quartiers d’insécurisent, à commencer par le centre-ville. Dans ces conditions, l’on ne doit pas s’étonner que peu d’entreprises — et d’activités économiques en général — souhaitent s’installer à Saint-Nazaire, au dépit d’autres territoires jugés plus dynamiques, dans la Presqu’île, à Nantes ou ailleurs.

  • Nous encouragerons fiscalement l’installation de commerçants et d’artisans.
  • Nous prônerons une ouverture exceptionnelle des commerces quatre dimanches par an, en cas de baisse générale de chiffre d’affaires qui serait due à des grèves ou manifestations.
  • Nous diversifierons l’offre de restauration, et inciterons les restaurateurs à davantage ouvrir les dimanches.
  • Nous rénoverons les Halles de Penhoët, en remettant le bâtiment à neuf, et avec l’ouverture de cellules dédiées à l’artisanat, qui existerons également aux halles centrales.
  • Nous créerons une maison de l’emploi pour centraliser les offres d’emploi, en complément de Pôle emploi, et publierons des offres d’emploi sur le site de la Ville (saintnazaire.fr), ainsi qu’un salon de l’artisanat.

► ENGAGEMENT N° 13

Une industrie respectée et valorisée

Saint-Nazaire est la ville industrielle et portuaire par excellence. C’est l’histoire de notre ville et, plus largement, de son agglomération depuis le XIXe siècle : forges de Trignac, Chantiers de la Loire, industrie aérospatiale… Que cette industrie soit de plus en plus diversifiée, et prenne de nouveaux visages, comme avec les énergies marines renouvelables (EMR), ne doit pas masquer les difficultés récurrentes qu’elle connaît. En particulier, l’industrie nazairienne souffre des délocalisations et du travail détaché.

Le prochain maire de Saint-Nazaire mérite d’être entouré d’un adjoint spécialement dédié aux questions industrielles. Sa mission devra être celle d’une relation régulière et suivie avec les entreprises industrielles, depuis les TPI-PMI jusqu’aux grands groupes. Le dialogue devra également être nourri avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nantes-Saint-Nazaire.

  • Nous créerons une délégation d’adjoint au maire à l’industrie.
  • Nous aiderons davantage la zone industrielle (ZI) de Brais, pour sa modernisation.
  • Nous baisserons de 20 % le barème de cotisation foncière des entreprises (CFE) décidé par l’intercommunalité.
  • Nous exonérerons de CFE pendant trois ans concernant les créations, reconversions ou reprises d’établissements industriels et de recherche.
  • Nous créerons un concours municipal du jeune entrepreneur nazairien.

► ENGAGEMENT N° 14

Un aménagement urbain équilibré et concerté

Nous ne nous retrouvons pas dans l’obsession des 80 000 habitants que fixe le maire actuel comme objectif à Saint-Nazaire. Si une certaine densification urbaine semble inévitable, elle ne doit toutefois concerner que certains quartiers. Saint-Nazaire grandit, avec, en cinq ans, cinq-mille habitants en plus ; il importe donc de donner à la Cité portuaire un urbanisme à taille humaine, respectant l’environnement et dépassant le questionnement stérile opposant la possibilité de l’étalement urbain à celle de la densification urbaine.

Les politiques d’urbanisme, tout comme la préservation de notre environnement à l’échelon communal, supposent une plus grande concertation entre la Ville et les Nazairiens ; entre le maire et ses administrés. Or, cette concertation existe peu, et fonctionne mal. Trop de décisions sont imposées d’autorité, sans réelle consultation des Nazairiens : en témoignent la contestation du projet d’écoquartier de Sautron, celle relative à l’avenir de l’usine élévatoire, l’an dernier, où, ces derniers mois, celle autour du projet d’immeubles géants Harmony of the Sky, dans l’actuelle Plaine des sports.

  • Nous accolerons à chaque construction d’immeuble supérieur à R+4 des jeux publics et autres équipements collectifs (barbecues…), dont la mise en place sera concertée à l’échelle des conseils citoyens de quartiers.
  • Nous mettrons un terme au projet d’immeubles géants (neuf et seize étages) Harmony of the Sky, dans l’actuelle Plaine des sports, et associerons systématiquement le conseil citoyen de quartier en cas de bâti supérieur à R+4.
  • Nous ouvrirons les commissions d’attribution des logements sociaux à la majorité et l’opposition municipales.
  • Nous remettrons en cause l’attribution à vie des logements sociaux, dans le cadre de commissions de révision quinquennales ; en effet, les enfants, en grandissant et partant, libèrent logiquement de l’espace.
  • Nous ferons prioritairement attribuer les logements sociaux aux étudiants, personnes en situation de handicap et retraités.

► ENGAGEMENT N° 15

Une politique de transition énergétique et écologique et ambitieuse

La ville écoresponsable ne se proclame pas, elle se fait. Une politique environnementale d’ambition doit toutefois sortir d’un certain nombre de dogmes, et allier conscience écologique et pragmatisme. Elle ne doit pas — plus — être prisonnière d’enjeux partisans, comme nous l’avons observé depuis des années, lorsque les écologistes géraient les questions environnementales au sein de la majorité municipale.

L’écologie n’est pas pour nous un synonyme de décroissance, mais d’une autre forme de croissance. Nous semblons, dans les faits, partager ce constat avec l’équipe sortante. Il n’en reste pas moins qu’elle a frayé pendant cinq avec des écologistes décroissants dont elle fait aujourd’hui mine de condamner les excès et l’utopie.

  • Nous valoriserons la culture des micro-algues — notamment dans le cadre d’un soutien accru au projet Algopolis — pour réduire la pollution industrielle et les émissions de gaz à effet de serre (GES).
  • Nous généraliserons le déploiement de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments publics de la commune, avec si possible du matériel français, et les lampes à diode électroluminescentes (LED) dans les lampadaires.
  • Nous installerons en place des récupérateurs d’eau de pluie sur les toits des bâtiments publics de la Ville.
  • Nous viserons l’obtention par la Ville du label « Ville éco-propre ».
  • Nous tendrons à mi-mandat à une interdiction complète des pesticides chimiques dans l’agglomération, et nous proposerons une alternative naturelle, pour ne pas pénaliser les agriculteurs.

► ENGAGEMENT N° 16

Mieux végétaliser la ville, dans l’ensemble des quartiers

Concernant la place de l’arbre dans la ville, comment ne pas mettre en contradiction ce qui est décidé chaque année au conseil municipal lors de l’examen du rapport de développement durable (RDD) avec une partie de la politique de la majorité municipale sur la végétalisation de notre espace urbain ? Nous pensons en particulier aux polémiques passées sur le Clos d’Ust, site auquel nous sommes attachés. Au-delà, penser l’arbre à Saint-Nazaire suppose d’évidence de nous opposer à certains excès de l’urbanisation dans certains quartiers, symptôme du dogme des 80 000 habitants à court terme que le maire actuel veut imposer aux Nazairiens.

Pour verdir notre ville et notre vie, nous considérons nécessaire une sanctuarisation des arbres publics, qui ne doivent plus pouvoir être arrachés, sauf en cas de maladie. La politique de l’arbre n’a pas toujours été très heureuse à Saint-Nazaire : en témoigne les arbres rasés par le passé au niveau du Foyer des vieux amis, au Parc paysager, sur le boulevard Coubertin, au niveau de l’ancien FANAL, avec suppression des peupliers. Il faudra donc cesser ce massacre.

  • Nous ferons en sorte de ne plus enlever d’arbres publics, sauf en cas de maladies.
  • Nous créerons des espaces verts à côté de chaque grand immeuble (supérieur à R+ 4).
  • Nous privilégierons les essences locales aux essences exotiques.

► ENGAGEMENT N° 17

Saint-Nazaire, ville de tourisme

Avancer que Saint-Nazaire se doit d’être « une ville-plaisir » est bien léger. Encore faudrait-il que notre ville ait les infrastructures culturelles et touristiques en fonction. L’attractivité touristique ne se décrète pas, elle se crée avant tout dans un territoire réputé dynamique et sûr.

Or, là encore, le problème de l’insécurité affecte directement le potentiel de la ville. En effet, comment croire au développement touristique et, plus généralement, à l’attractivité d’une ville perçue comme peu sûre ? Ce problème de l’attractivité est particulier prégnant dans le centre-ville.

  • Nous augmenterons l’extension horaire d’ouverture l’office Saint-Nazaire agglomération tourisme (SNAT), qui sera désormais ouvert également le matin.
  • Nous rénoverons la Soucoupe, désormais conçue de manière plus polyvalente qu’actuellement, de manière à servir de centre de congrès.
  • Nous créerons un véritable quartier d’affaires à la gare.
  • Nous créerons un marché de Noël, avec des tarifs de chalets abordables.
  • Nous tâcherons que la Ville entame des jumelages avec au moins une ville d’un continent différent, tout en pérennisant les jumelages actuels, notamment celui nous liant avec Sarrelouis.

► ENGAGEMENT N° 18

Saint-Nazaire, ville portuaire, maritime, estuarienne

La triple dimension portuaire, maritime et estuarienne de Saint-Nazaire doit être valorisée. Saint-Nazaire, grand port de l’Ouest et capitale française de la Navale, s’insère dans un estuaire alternant espaces industriels et ruraux, urbains et agricoles. Cette diversité est une richesse, faisant de l’agglomération nazairienne un territoire unique.

Notre port a des atouts majeurs, le distinguant de la plupart des autres ports français. Son linéaire de quai exceptionnel lui permettant d’accueillir du très gros tonnage, est le premier de ces atouts. Mais l’insuffisance de certaines de ses infrastructures est un frein au plein potentiel de notre économie portuaire, notamment le fait que le port de Saint-Nazaire ne se soit pas développé sur la rive Sud de la Loire.

  • Nous créerons une liaison touristique maritime entre Saint-Brevin-les-Pins et Saint-Nazaire, possiblement organisée avec le partenariat d’entreprises privées.
  • Nous entretiendrons davantage les sentiers côtiers, notamment dans la zone de Porcé, où ceux-ci sont parfois en nette dégradation.
  • Nous travaillerons avec la Région pour le développement du Grand port maritime (GPM).

► ENGAGEMENT N° 19

Des services publics locaux efficaces et accessibles

La Ville de Saint-Nazaire doit s’appuyer sur des services publics locaux efficaces. Pour cela, elle doit donc accepter de recentrer ses activités sur son réel champ de compétences, dans le but de l’optimiser et de le rendre toujours plus efficaces.

Les Nazairiens doivent pouvoir être aidés sept jours pas semaine par la collectivité lorsqu’ils en ont le besoin. Nous mettrons donc un place un numéro d’aide aux administrés, comme la plupart des mairies RN l’ont fait ces dernières années. Cette mesure permettra la facilité d’accès aux services publics locaux.

  • Nous créerons un numéro d’aide aux administrés, relativement à des services publics de proximité, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
  • Nous inciterons les demandeurs d’emploi à des travaux d’intérêt général (TIG) au service de la Ville ou d’associations : nettoyage de la voirie, travail dans les cantines scolaires, service d’aide à la personne, volontariat dans les banques alimentaires.
  • Nous oeuvrerons au maintien du tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Nazaire, malgré le plan de départementalisation de la Justice.
  • Nous augmenterons les indemnités kilométriques vélo des fonctionnaires municipaux, et l’étendrons aux rollers, dans une démarche à la fois écologique et de santé préventive.
  • Nous encouragerons la création d’un refuge pour animaux, et leur mise en relation avec des personnes âgées ou en situation d’isolement.

► ENGAGEMENT N° 20

Une école pour tous les Nazairiens

L’école que nous prônons est celle du mérite et de l’effort. Elle se veut un espace sanctuarisé de toute influence politique, religieuse ou idéologique. Et, naturellement, toute violence doit y être bannie.

Ce dernier point nous oblige à considérer la nécessité d’une vidéoprotection à l’abord des établissements scolaires. Ce sera l’un des aspects de notre projet de vidéoprotection étendue dans chaque quartier et traité par un centre de supervision. La sécurité est en effet la première des libertés : surtout la sécurité de nos enfants.

  • Nous interdirons les repas de substitution dans les cantines scolaires, lesquelles doivent être sanctuarisés vis-à-vis de toute influence confessionnelle.
  • Nous créerons un dispositif d’aide au passage partiel du permis de conduite pour les jeunes de seize à vingt ans, en contrepartie d’un travail bénévole d’intérêt collectif de quelques dizaines d’heures.
  • Nous aiderons les familles les plus pauvres pour l’achat de fournitures scolaires.
  • Nous réinstaurerons les colonies de vacances pour les moins de onze ans.
  • Nous créerons une bourse municipale au mérite pour les élèves obtenant une mention Bien ou Très bien au baccalauréat, de même qu’une bourse pour les jeunes Nazairiens méritants se distinguant dans les domaines sportifs, culturels ou associatifs.

► ENGAGEMENT N° 21

L’utilité sociale comme critère premier du subventionnement public associatif

Il faut revoir de fond en compte la politique de subventionnement public des associations nazairiennes. Il est bien sûr nécessaire que le tissu associatif nazairien vive et se développe — ceux qui prétendent que le RN défende une chasse aux associations sont d’ailleurs malhonnêtes, ou mal informés — mais ce développement doit bénéficier à tous les Nazairiens, de toutes sensibilités. Cela implique que les subventions de la Ville doivent irriguer avec équilibre et mesure une pluralité d’associations, au lieu de se concentrer sur une minorité de structures parfois peu représentatives, mais très politisées.

5 000 euros pour financer une fête populaire proche du Parti communiste, comme nous avons pu le voir ces derniers mois, est-ce utile pour les Nazairiens ? En effet, la municipalité de gauche a utilisé le subventionnement public pour faire des cadeaux à différentes associations, souvent pour des raisons politiques. Or, selon nous, les subventions doivent être attribuées dans l’intérêt du plus grand nombre.

  • Nous refuserons de subventionner les associations politisées, encourageant le communautarisme ou des sentiments contraires au patriotisme.
  • Nous organiserons un vote individuel, association par association, lors de l’attribution des subventions au conseil municipal, au lieu du vote en bloc qui a lieu actuellement.
  • Nous réaliserons et diffuserons un annuaire papier et numérique des associations nazairiennes.
  • Nous interdirons d’accès aux salles municipales et aux équipements municipaux en général les partis communautaristes et toute structure en émanant (listes municipales, par exemple), avec une vigilance particulière vis-à-vis des structures relevant de l’Islam politique.
  • Nous ferons répartir les subventions associatives selon l’appréciation des conseils citoyens de quartiers.

► ENGAGEMENT N° 22

Une politique sportive pour tous

La ville de Saint-Nazaire peut se féliciter de compter un nombre d’importants d’associations sportives, qui portent en leur sein des équipes régionales et nationales, en volley-ball, rugby, basket-ball et boxe. Le RN est attaché au développement d’u0ne offre culturelle de qualité, dont en termes d’activités sportive, ce qui concourt à une bonne harmonie sociale. Par le développement du sport nous voulons développer l’esprit collectif, l’intégralité morale, la persévérance dans l’effort et une saine émulation parmi les Nazairiens.

S’ils le souhaitent, et si les marges de manœuvre le permettent, les Nazairiens pourront bénéficier d’une patinoire, comme par le passé. Nous travaillerons également à remettre en état les infrastructures existantes, mais vieillissantes. En termes de sports, l’un de nos buts est que la Ville puisse obtenir le label de « ville active et sportive », qui marquerait se efforts en la matière.

  • Nous viserons l’obtention par la Ville du label « Ville active et sportive ».
  • Nous construirons une patinoire après approbation de la population, en coopération avec l’intercommunalité.
  • Nous rénoverons les infrastructures sportives vétustes, en particulier le tennis de Reton.
  • Nous suspendrons l’étude de programmation de la base nautique de Porcé, au profit d’activités de nautisme plus cohérentes dans l’Estuaire.
  • Nous organiserons des fanzones pour les grands événements sportifs européens et mondiaux : Euro 2020, Jeux olympiques, etc.

► ENGAGEMENT N° 23

Traiter avec humanité le mal-logement, le grand âge et la grande pauvreté

Saint-Nazaire est une ville de solidarités. Les questions du mal-logement et de la grande pauvreté y sont, hélas, particulièrement prégnantes. Il incombe donc à la nouvelle équipe municipale de les prendre en compte avec beaucoup plus de sérieux en favorisant, autant que possible, les Nazairiens d’abord.

C’est en particulier la situation indigne des sans-abris qui devra être réglée en priorité, avec la mise en place d’un plan d’urgence. Des bâtiments publics doivent être réquisitionnés durant les phases de grand froid. L’objectif de zéro sans-abri ne pourra bien sûr jamais être complètement atteint dans notre ville, mais il faudra cependant y tendre au maximum.

  • Nous rénoverons les Bains-douches, avec un tarif d’entrée symbolique à un euro.
  • Nous mettrons en place un plan d’urgence pour les sans-abris, avec réquisition de bâtiments publics.
  • Nous mettrons en place des colis de Noël, pour les personnes les plus isolées éligibles au revenu de solidarité active (RSA).
  • Nous axerons les travaux de la Fabrique des politiques sociales sur sa mission première, soit la construction partagée des politiques sociales entre la majorité municipale, les services de la Ville et les habitants de Saint-Nazaire, et non pas, notamment, l’inclusion des populations immigrées.
  • Nous candidaterons auprès du label Maisons de Marianne, afin de valoriser le lien intergénérationnel dans le logement social.

► ENGAGEMENT N° 24

Accompagner les personnes en situation de handicap vers plus d’inclusion sociale

Les personnes en situations de handicap doivent être mieux insérées dans la société. A Saint-Nazaire, il faut tout de même reconnaître que beaucoup a été entrepris dans ce sens. Mais les choses doivent encore être améliorées.

Le travail en commun avec les établissements socio-éducatifs doit être encouragé, de même que le service d’aide par le travail. Les personnes en situation de handicap doivent être au cœur de la vie publique nazairienne, et non plus relégués en périphérie. Ils doivent, de même, être davantage pris en compte dans les politiques publiques touristiques et sportives.

  • Nous encouragerons par des subventions les établissements socio-éducatifs : association Marie Moreau, Clémence Royer, établissements et service d’aide par le travail (ESAT), hôpital de jour Michel-Ange.
  • Nous ferons participer les ESAT aux services publics locaux : restauration scolaire, entretien de la voirie…
  • Nous sous-titrerons en différé l’ensemble des vidéos des conseils municipaux, lesquelles se verront également adjoindre un inteprète en langue des signes.
  • Nous viserons l’obtention pour la Ville du label « Tourisme et Handicap ».
  • Nous améliorerons le soutien de la Ville au handisport.

► ENGAGEMENT N° 25

Un développement équilibré de l’ensemble des quartiers nazairiens

Tant la surattention autour des « quartiers prioritaires » que l’abandon implicite de certains autres quartiers, et l’importance du logement social à Saint-Nazaire (28 % du total des logements) masquent mal le développement déséquilibré des quartiers. À Saint-Nazaire, la « politique de la Ville » se résume trop souvent à une politique de l’argent public pour une minorité de quartiers, tandis qu’est dressé un voile pudique sur certains autres. Cette approche n’est pas la bonne, en ce qu’elle entraîne une rupture d’égalité, et agrandit les déséquilibres territoriaux.

Concernant les quartiers, le bilan de la majorité de gauche peut se résumer par « beaucoup de dépenses, pour peu de résultats ». La médiation de tranquillité publique a agi pendant plusieurs années, et nous en avons vu les résultats : c’est-à-dire, pas grand-chose. A la politique des potes en blousons bleu, doit maintenant se substituer de la fermeté.

  • Nous nous écarterons progressivement de la politique des quartiers prioritaires, qui privilégie toujours les mêmes, et créent un déséquilibre territorial.
  • Nous engagerons un plan d’urgence pour revitaliser le centre-ville, en associant largement riverains et commerçants.
  • Nous créerons des commerces à Prézégat, quartier le plus enclavé de la commune.
  • Nous ne renouvellerons pas l’expérience des médiateurs de tranquillité publique, peu efficace en termes de lien social, mais très coûteuse pour la collectivité.

► ENGAGEMENT N° 26

Un rapport équilibré et apolitique aux conseils citoyens de quartiers

Au conseil municipal de Saint-Nazaire, nos élus ont toujours été attentifs au fait que les conseils citoyens de quartiers restent entre les mains des Nazairiens. Par bien des aspects, nous pouvons en effet constater que ce n’est pas le cas. Pour siéger nous-mêmes dans certains conseils de quartiers, nous voyons bien en effet comment ceux-ci ne sont pas le lieu de démocratie qu’ils devraient pourtant légitimement prétendre être.

La première réforme de ces conseils concernera leurs délimitations. Depuis 2015, nous demandons régulièrement que ceux-ci soient repensés, sur une base simple et compréhensible de tous : un conseil pour un quartier. Les conseils ne peuvent plus regrouper artificiellement des blocs de quartiers disparates, sans identité commune, ni intelligibilité pour ceux qui y vivent.

  • Nous créerons seize conseils pour autant de quartiers, en lieu et place des sept conseils actuels.
  • Nous abaisserons le nombre de conseillers par conseil de trente-deux à dix, dont l’assiduité devra être régulière.
  • Nous créerons une indemnité symbolique pour les conseillers citoyens de quartiers, du tiers de celle des conseillers municipaux, soit environ 65 euros par mois.
  • Nous maintiendrons la non-participation d’élus aux conseils citoyens de quartiers, bien qu’elle fut initialement décidée en 2017 contre notre mouvement, mais les adjoints au maire ne pourront plus s’impliquer dans ces conseils, ni les présider.

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