Confinement : le RN demande un couvre-feu au maire de Saint-Nazaire

Article de L’Écho de la Presqu’île du 7 avril 2020


Estimant que le confinement n’est pas suffisamment respecté, les élus du Rassemblement national ont demandé l’instauration d’un couvre-feu au maire de Saint-Nazaire.

Afin de participer au ralentissement de la pandémie virale du COVID-19, le Rassemblement national-Union nazairienne a demandé lundi 6 avril au maire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) l’instauration par arrêté d’un couvre-feu, de vingt-deux heures à six heures. Le groupe, qui compte trois élus au conseil municipal, souhaite que ce couvre-feu soit mis en place tant que durera le confinement, sur le modèle des communes qui y ont déjà recours.

Dans un communiqué, Gauthier Bouchet — qui était à la tête de la liste soutenue par le RN lors de l’élection municipale — justifie cette demande :

L’aggravation de la situation sanitaire justifie cette demande, laquelle entre dans les prérogatives municipales. Ce couvre-feu ne devra pas s’appliquer aux personnels de sécurité et de santé, de même qu’aux services de secours et aux taxis.

« La situation n’a pas manqué de s’aggraver »

Selon l’actuel élu de la minorité, « si la situation a pu sembler stable à Saint-Nazaire, elle n’a pas manqué de s’aggraver, çà et là » :

Nous avons pu constater des attroupements en dépit des règles, notamment dans le centre-ville : avenue de la République, de même que devant l’Hôtel de ville, avec la présence de personnes incapables de justifier leur présence et dont plusieurs se sont violemment opposées au contrôle de la police. Par ailleurs, à la Bouletterie et à la Chesnaie, le trafic de drogues, loin d’être tari par le confinement, a augmenté — ainsi en témoignent les riverains — et les attroupements signalés au pied des immeubles, le soir, sont de plus en plus denses.

Ce dernier constat fait écho au témoignage la semaine dernière, dans nos colonnes, d’un habitant des quartiers Ouest.

Peu de chance d’être entendu

L’appel du Rassemblement national a toutefois peu de chance d’être entendu. Il y a quinze jours, le maire nous avait clairement indiqué qu’il ne souhaitait pas prendre une telle mesure, du moins tant qu’il n’avait pas constaté « de trouble important d’ordre sanitaire ». David Samzun se base notamment sur les rapports fournis par les services de polices municipale et nationale, et des pompiers. L’élu expliquait que, globalement, « les Nazairiens jouent le jeu ».

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